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« Quand les syndicats dérangent … »

 

Depuis sa mise en place, le Gouvernement Michel 1er a pris de très nombreuses positions en terme de chômage, pensions, soins de santé, travail … des positions ultralibérales … souvent décidées de manière unilatérale.

 

Imposer le contenu d’un texte en ne laissant que la possibilité de changer l’une ou l’autre virgule  … ce n’est plus de la concertation sociale.

 

Laisser au mieux la possibilité de proposer certaines modalités d’application … sans assurer qu’une décision unanime des partenaires sociaux sera respectée par le Gouvernement … ce n’est plus de la concertation sociale.

 

À force de ne pas être entendu, d’être nié de la pire des façons et de se voir imposer des lois de plus en plus imbuvables, ceci a fini par créer logiquement de  nombreuses tensions au sein du monde du travail et celles-ci ont bien entendu débouché sur des actions menées par les travailleurs.

 

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces actions (sensibilisations, manifestations, grèves, …) ont été peu appréciées tant par le pouvoir politique en place que par le patronat … un patronat qui, ces dernières semaines, n’a d’ailleurs pas essayé de trouver un accord sur le Gentlemen’s agreement (accord conclu en 2002 entre les syndicats et les organisations patronales, visant surtout à favoriser la conciliation et la médiation sur toute autre forme de règlement dans le cadre des conflits collectifs) alors que les syndicats ont tout fait pour trouver un compromis.

 

Il est vrai que si des reproches ont été fait sur les actions syndicales, il est bon de rappeler que depuis plusieurs années, le patronat ne respecte pas le gentlemen’s agreement en usant et en abusant de requêtes unilatérales et d’huissiers de justice. Les possibilités de concertation et de conciliation existent pourtant mais ils préfèrent une judiciarisation des conflits sociaux.

 


 
Pire … ils demandent maintenant la limitation du droit de grève … et visent clairement les libertés syndicales.

À cela, nous disons un non catégorique : le travailleur doit pouvoir défendre ses droits et il doit pouvoir se faire entendre sur ses conditions de travail !!!

 

Il ne peut y avoir de démocratie dans un pays sans liberté syndicale !

 

Cette démocratie se construit tous les jours et la recette est pourtant simple : le dialogue social et le respect mutuel où un bon compromis vaudra toujours plus que des lois imposées qui pénalisent la grande majorité de la population.

 

La vraie concertation sociale va dans le sens de l’intérêt collectif des travailleurs.

 

Grâce à cela, combien de grèves évitées ???

 

Poser la question, c’est y répondre !!!

 

 

Jean PEETERS

Secrétaire Régional

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Charles VANDECASTEELE

Président

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