Les Jeunes FGTB soutiennent les étudiants en lutte contre l'augmentation du minerval hors UE

Les Jeunes FGTB soutiennent les étudiants en lutte contre l'augmentation du minerval hors UE.

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Communiqué des Jeunes FGTB

Les Jeunes FGTB soutiennent les étudiants en lutte contre l'augmentation du minerval hors UE.

 

Les étudiants du mouvement « non à la Hausse du minerval de étudiants hors Union Européenne », dont font partie les membres étudiants des Jeunes FGTB (USE), occupent depuis le jeudi 20 avril les rectorats de l’ULB et de l’UCL. Par cette action, les étudiants ont décidé de porter leurs revendications au niveau des recteurs Yvon Englert (ULB) et Vincent Blondel (UCL).

 

En effet, depuis cette année, les étudiants des pays en « voie de développement » paient un minerval de 4175 € en lieu et place de 2700 € auparavant. En plus de cela, l’ARES a désormais la possibilité d’augmenter chaque année le minerval jusqu’à un montant de 12.525€ ce qui équivaut à 15 fois le minerval des étudiants belges et de l’Union Européenne.

 

Il s’agit d’une mesure discriminatoire qui vient renforcer la précarité que rencontrent déjà de nombreux étudiants étrangers. En effet, ceux-ci sont souvent relégués dans les jobs les plus dévalorisés (salaires les plus faibles, conditions de travail dégradantes, …) alors qu’ils participent pleinement à la production de richesse de notre pays. En plus de la précarité économique, cette mesure renforce également la précarité juridique de ces étudiants qui risquent de se retrouver sans titre de séjour valable (et donc plongés dans l’illégalité, dans l’économie parallèle, …), s’ils ne parviennent plus à payer leur minerval.

 

Loin de contribuer à la démocratisation de l’enseignement, cette mesure participe au contraire à un processus qui vise à refaire de l’université une institution réservée à une élite riche et capable de payer un minerval et des frais d’études de plus en plus élevés. Surtout lorsqu’on sait que cette hausse du minerval n’est une qu’une mesure alibi. D’une part, parce que les étudiant-e-s étranger-e-s représentent moins de 4 % de l’ensemble des inscrits. D’autre part, parce que cette mesure ne représenterait qu’environ 0,5% du budget total des universités. Dans les pays où cette mesure est déjà d’application, comme au Royaume Uni, celle-ci a surtout servi de préalable à une augmentation généralisée des frais d’inscription pour l’ensemble des étudiants.

 

Les Jeunes FGTB apportent donc leur soutien infaillible à la lutte contre la hausse du minerval des étudiants hors UE et incitent les organisations syndicales dans leur ensemble à suivre l’exemple de Jean François Tamellini, Secrétaire fédéral de la FGTB, en soutenant officiellement le combat de ces futurs travailleurs. En effet, malgré une situation actuellement au point mort et l’absence de dialogue des autorités rectorales de l’UCL et de l’ULB, le mouvement ne semble pas s’épuiser. Au contraire, la détermination des étudiants est intacte, notamment grâce au soutien de nombreuses organisations et de personnalités de la société civile.

 

Nous revendiquons un enseignement public, gratuit et de qualité, critique et populaire pour tous les étudiants et ce quel que soit leur pays d’origine !